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Techniques innovantes pour lutter contre le rchauffement climatique

The Origen powers process : Produire de lnergie tout en supprimant le CO2 de la plante

Comment ça marche ?

 

On utilise du gaz naturel (gaz naturellement présent dans les sols) pour alimenter une pile à combustion (produit de l’énergie en utilisant de l’hydrogène, fourni par le gaz naturel, et du dioxygène). Cette pile à combustion émet de l’énergie sous forme d’électricité et de chaleur et ne rejette que de l’eau, il n’y a pas de pollution. On utilise la chaleur pour alimenter un four à chaux et transformer les pierres calcaires en de la chaux et former du C02 pur. Grâce à des processus industriels cette chaux réagit avec le C02 présent dans l’air et le transforme en carbonate de calcium réduisant ainsi les quantités de CO2.

 

Mais vous me direz que pendant ce processus, il y a création de C02. Alors en quoi cette méthode est écologique ? La différence avec du CO2 classique est que celui créé pendant le processus est pur à 99%. Ce qui veut dire que ce CO2 peut être utilisé (en agriculture sous serres par exemple) ou stocké facilement et à bas coût dans le sol.

 

Dans un processus normal, alimenter une pile à combustion avec du gaz naturel émet 400 grammes de CO2 pour 1 kilowattheure (+400gCO2/kWh). Avec ce processus, nous obtenons -600gC02/kWh. Ce qui veut dire que tout en produisant de l’énergie, pour alimenter vos maisons par exemple, ce procédé diminue les quantités de CO2 présentes dans l’atmosphère.

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que ¼ des émissions de CO2 sont dues à la production d’énergie. Si l’on remplaçait toutes les méthodes de production d’énergie par ce procédé, nous serions capables de diminuer de 60% les émissions de C02.  

 

Cependant, là où cela devient vraiment intéressant, c’est qu’il est possible de mélanger la chaux produite avec l’eau salée des océans. Ce processus absorbe deux fois plus de C02 que par les voies industrielles. La chaux va interagir avec le C02 et le transformer en une autre molécule (ion bicarbonate) diminuant ainsi l’acidité des océans qui est l’une des conséquences les plus néffastes du réchauffement climatique.

 

En effet, l’augmentation de l’acidité est responsable de la disparition des espèces marines et notamment des planctons. Ceux-ci sont à la base de l’écosystème marin, ils situés en bas de la chaîne alimentaire et participent à l’oxygénation des océans, leur survie est donc cruciale.

 

Néanmoins, bien que cette idée d’anti-acidification des océans soit très intéressante, les conséquences ne sont pas toutes connues et nécessitent encore des expérimentations.

Mais c’est grâce à ces nouvelles idées et ces tests que nous pourrons trouver des solutions durables.


 

Pour enlever le CO2 de latmosphre : Utilisation des BECCS (Bionergie avec capture et stockage du carbone) :

Comment ça marche ?

L’idée consiste à planter d’énormes quantités d’arbres et des plantes (qui forment ce que l’on appelle une biomasse). Ces arbres et plantes seraient sélectionnés de par leur capacité à absorber plus de CO2 et à émettre plus d’oxygène. De part le processus naturel de la photosynthèse, les végétaux absorbent le C02 afin de grandir. On utilise donc ce mécanisme à plus grande échelle pour purifier l’atmosphère.

Ces arbres et plantes sont ensuite coupés et récupérés. On les achemine dans des usines puis on les brûle afin de produire de l’électricité. Cela fonctionne sur le même principe qu’une centrale thermique sauf que le combustible utilisé n’est pas n’est pas du gaz ou du charbon mais de la biomasse. Pendant le processus de combustion, le CO2 libéré n’est pas rejeté dans l’atmosphère mais récupéré puis liquéfié afin de l’enfouir dans le sol.

Ainsi, cette technique permet de relâcher de l’oxygène grâce aux végétaux et de produire de l’électricité avec leur combustion tout en n’émettant pas de CO2 dans l’atmosphère.

Cette solution, sérieusement envisagée, n’est cependant pas suffisante car elle demande de nombreuses années avant de pouvoir être mise en place ainsi qu’une surface d'aménagement gigantesque. Si on voulait limiter le réchauffement à 1.5°C, il faudrait utiliser entre 25 et 46% des terres cultivables mondiales, une surface équivalente à l’Australie et à une grande partie de l’Afrique. De plus, si nous ne commençons pas à réduire dès à présent nos émissions de CO2, même cette méthode ne pourra pas nous sauver des conséquences du réchauffement climatique qui seront déjà trop importantes. Comme c’est souvent le cas, seul un ensemble de mesures nous aidera, il n’y a pas de solution ultime.  

 

Une initiative franaise pour favoriser la biodiversit marine :

Il y a une semaine, au Cap d’Agde, 32 récifs artificiels, mis au point par la société Seaboost, ont été placés au large de la ville. Ces récifs de 1.5 tonne, conçus grâce à une imprimante 3D, sont spécialement étudiés pour favoriser la prolifération des espèces marines. Un point intéressant est que chaque abris est adapté en fonction de l’espèce qu’on veut voir proliférer. Avec l’aide de biologistes marins, les récifs sont étudiés afin de présenter les cavités ou replis imitant au mieux l’habitat des espèces.

 

En outre, les bouées de balisage y sont lestées afin de délimiter les zones de baignade. Ce fonctionnement remplace l’ancien modèle utilisant pneu, chaîne et béton pour ancrer ces bouées. Le problème était qu’elles bougeaient aisément face aux vagues et raclaient le fond de la mer, détruisant les habitats d’espèces marines protégées. Il fallait aussi régulièrement les replacer, gaspillant du temps et du carburant.

Ce nouveau système garantit leur stabilité, protège le fond de la mer et favorise la biodiversité marine. Un suivi scientifique est prévu par des plongeurs biologistes afin de connaître l’impact du projet.

 

L’ensemble de l’opération a coûté 224 000€ hors taxe et a été financé à 60% par le Ministère de la Transition écologique, à 20% par la ville d’Agde, à 10% par la Région Occitanie et 10% par l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée.

 

Comptition de ramassage de dchets marins Marseille :

Avez-vous entendu parlé du Grand Défi ? La toute première compétition de ramassage de déchets marins en Europe a eu lieu à Marseille, le jeudi 30 mai. Cette idée a été lancée par Manu Laurin, connu pour sa participation active dans le ramassage de déchets en mer. Son idée est de sensibiliser la population à la pollution de la mer Méditerranée, l’une des plus importante au monde !  

Son initiative a rassemblé 80 participants et 20 sportifs de haut niveau qui se sont scindés en équipes de quatre. C’est entre les plages des Catalans et de l’Escale Borély (soit 8 km de côtes) que les équipes ont sillonné la mer en kayak, à la nage ou en plongeant avec pour objectif de ramasser un maximum de déchets.

Pour le plaisir du jeu, 3 prix monétaires étaient mis en jeu : un pour l’équipe ayant ramassé le plus de déchets, un pour celle trouvant le déchet le plus insolite et enfin un pour celle trouvant le saphyr en plastique recyclé. Les prix ont alors été distribués aux associations environnementales de leur choix mais associées au projet.

Au bout du compte, c’est 1.2 tonne de déchets qui ont été récupérés avec pour but d’en recycler un maximum ! Au vu du succès rencontré, l’opération est déjà prévue pour l’an prochain.

 

Le robot Recyclamer : le nettoyeur des eaux

Il y a peu de temps, l’entreprise française Recyclamer Innovation a dévoilé un nouvel appareil. Il s’agit d’un robot capable de récupérer les déchets marins en surface tout en purifiant l’eau.

 

Tout a commencé à cause du besoin grandissant des communes de nettoyer leurs ports de plaisance. Ceux-ci représentent une attraction touristique de choix et la vision de ports pollués affecte leur image. Face à ce problème, une association voit le jour afin de sensibiliser la population à la pollution et mettre en place des ramassages de déchets. Avec le temps, elle évolue en entreprise afin de créer un produit qui impacte son environnement.

La compagnie s’est entourée de l’Ensil, une école d’ingénieurs spécialisée dans le traitement de l’eau et la gestion des déchets. Ensemble, ils ont conçu un robot nettoyeur ramassant les déchets en surface. Il est aussi équipé d’un bio tissu innovant : le Biosorb. Ce filtre absorbant est constitué d’écorce d’arbre capable de capter les pollutions d’hydrocarbures en surface. Le Recyclamer intègre également des capteurs mesurant la qualité de l’eau (sa température, son pH, taux d’oxygène…) afin de constater son évolution après des nettoyages successifs.

 

En outre, cet engin est totalement écologique, il ne rejette pas de CO2 et fonctionne à l’énergie solaire grâce à des panneaux photovoltaïques. Il est autonome et programmable à la façon des robots aspirateurs trouvables en supermarchés. Sa petite taille lui permet de se faufiler entre les bateaux et ainsi nettoyer parfaitement l’ensemble du port.

 

Aujourd’hui proposé en une seule taille, la compagnie développe un modèle plus grand avec pour objectif de s’attaquer aux zones côtières et ainsi protéger les écosystèmes marins.

 

Ice Stupa : des glaciers artificiels pour lutter contre la pnurie deau en Inde

Dans le désert glacé de Ladakh, il est très dur de vivre, des hivers de -30°C et des précipitations annuelles de 100 mm ponctuent la vie des habitants. Dû au manque d’eau, il est presque impossible de cultiver les terres. Ces régions habitées ne doivent leur survie que grâce aux glaciers leur apportant l’eau nécessaire. À cause du réchauffement climatique, les glaciers fondent de plus en plus. Ainsi, pour des régions déjà très dépendantes en eau douce, il devient encore plus compliqué d’y vivre.

L’ingénieur indien Sonam Wangchuk a créé un moyen très original pour stocker l’eau douce en provenance des glaciers, il l’utilise pour former de nouveaux glaciers ! Il a remarqué qu’à cause du réchauffement climatique la région subit des étés plus chauds, des fontes plus importantes et un déplacement des périodes de fonte. La conséquence est que l’eau est plus rare au printemps, période essentielle pour développer l’agriculture.

 

Mais dans cette fatalité, il a trouvé une solution, l’eau douce coule plus abondamment en hiver et beaucoup est perdue. Il a ainsi imaginé un système plutôt simple pour récupérer et stocker cette eau.

Grâce à des pipelines enfouies dans le sol il est possible de rediriger l’eau des glaciers. Elle est acheminée dans un lieu le plus ombragé possible puis jaillit hors du sol par petites gouttes qui gèlent au contact de l’air glacé hivernal. Progressivement la glace s'agglutine verticalement jusqu’à former un glacier de 20 à 30 mètres de hauteur. Cette configuration les rend plus résistants face au soleil et fondent plus lentement. Le premier glacier, créé en 2014, a tenu jusqu’au 18 mai alors que la température était supérieure à 20°C !

 

La fonte est contrôlée, elle permet alors de fournir l’eau aux agriculteurs et fermiers en fonction des besoins facilitant le labeur inhérent à ces périodes.